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creai
rhône-alpes
assemblée générale
du 30 juin 2005
Table
ronde
Gestion prévisionnelle des ressources
humaines :
y a-t-il du souci à se faire ?
animation
: Sylvie MARECHAL
Conseillère technique du CREAI Rhône-Alpes
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Le CREAI Rhône-Alpes a convié les intervenants suivants
en leur demandant de présenter trois ou quatre points leur paraissant
essentiels sur cette question de la gestion prévisionnelle des
ressources humaines:
- Jean-Pierre
MICHAUD, UNASEA
- Marie LEMOS, UNIFED
- Jean-Philippe SOURIOUX, UNIFAF
- Richard AUMOND, ADAPEI de l'Ain
- Dominique HALNAUT, ADAEAR du Rhône
-
Gérard HUE, représentant
de la CFDT, qui ne pouvait pas être présent, nous a transmis
un bref écrit dont il souhaitait la lecture.
Cette table ronde était suivie d'un débat
avec l'assemblée dont nous présentons quelques extraits
regroupés par thèmes.
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Jean-Pierre MICHAUD
UNASEA
Union Nationale des Associations de Sauvegarde de l'Enfance, de
l'Adolescence et des Adultes
Permettez-moi pour lancer le débat de vous rappeler quelques
éléments du Contrat d'Etude Prospective (CEP) de
la branche sociale et médico-sociale à but non lucratif.
Certains points avaient été mis en évidence,
et l'intérêt est de savoir où nous nous situons
aujourd'hui par rapport à ces mêmes points, et si
les questions que nous nous posions sont encore d'actualité.
A
la demande de Claude VOLKMAR, j'avais effectué un très
bref résumé du CEP dans la lettre d'information
du CREAI Rhône-Alpes de février 2003. Le CEP date
de la fin d'année 2002 et ne concernait que le secteur
social et médico-social de la branche professionnelle à
but non-lucratif UNIFED. Le CEP portait sur environ 320 000 emplois.
Que
pouvions-nous déjà en dire voilà cinq ans
?
Tout
d'abord, 27% des salariés avaient plus de 50 ans. Ce pourcentage
était supérieur à celui relatif aux salariés
qui avaient entre 25 et 34 ans. En outre, le pourcentage de femmes
était de 71%, contre 60 % 20 ans auparavant. De plus, 7
secteurs d'activité avaient été mis en évidence,
avec 64 types de structures d'exercice, contre 23 types de structures
dans les années 1970. En 35 ans, nous sommes donc passées
de 23 à 64 lieux d'exercice différents.
Par
ailleurs, cette branche professionnelle, parmi toutes les branches
que nous connaissons dans l'activité professionnelle en
général, est une des branches qui possède
le plus faible niveau de qualification. Ainsi : seulement un quart
des 320 000 emplois sont de niveau III ; 7% sont de niveau II
et plus, essentiellement cadres de direction et organismes de
formation ; 57% sont de niveaux V et VI. Ceci recouvre de plus
des disproportions tout à fait étonnantes, avec
par exemple des niveaux V et VI qui représentent près
de 80% dans les secteurs petite enfance et personnes âgées.
Dans
les organisations qui nous concernent, nous constatons que les
25% des niveaux III (éducateurs spécialisés,
éducateurs de jeunes enfants, assistants sociaux) sont
majoritaires dans l'enfance et l'adolescence en difficulté.
En effet, près de 45% de ces personnes de niveau III se
trouvent dans ce secteur qui ne représente que le dixième
des emplois et des établissements de l'ensemble de la branche
sociale et médico-sociale, avec des taux de : 77% en action
éducative en milieux ouverts ; 65% en prévention
spécialisée. Le taux de niveaux III est donc très
faible et essentiellement focalisé sur un certain nombre
de structures. De plus, la tranche de 45 et 59 ans comprenait
la moitié des formateurs, avec près de la moitié
pour l'enfance et l'adolescence handicapée, et pratiquement
la même chose pour l'enfance et l'adolescence en difficulté.
Pour
les cadres de Direction, nous comptions 65% d'hommes et 35% de
femmes. Ces pourcentages sont inversés dans les structures
de personnes âgées ou de petite enfance où
95% de femmes sont directrices. L'accès moyen à
un poste de directeur dans les années 2000 concernait les
personnes de 50 ans.
Parmi
les titulaires du CAFDES, les seuls qui avaient été
étudiés de manière approfondie, 58% auront
60 ans avant 2010. Pour ce qui est des niveaux III, nous évaluions,
pour les éducateurs spécialisés, les infirmiers
et les assistantes sociales, un départ de 30% des personnels
en place jusqu'en 2012.
Enfin,
le CEP avait effectué une étude sur les organisations
du secteur. Trois
types principaux d'organisation avaient ainsi été
distingués : stratégique et anticipatrice / tactique
et adaptative / conventionnelle. Je pense qu'une grande part de
nos organisations se trouve dans la tactique et dans l'adaptatif.
J'ai
distingué cinq questions directrices.
-
La première correspond à l'absolue nécessité,
renforcée par une nouvelle étape de décentralisation,
de réaliser des enquêtes régionales, afin
d'engager de manière spécifique une gestion prévisionnelle
des emplois et compétences sur les départements
qui nous concernent.
-
Se pose ensuite le problème prioritaire de remplacement
des niveaux III, dont les départs importants correspondent
à la mise en uvre presque historique du social, dans
une branche caractérisée par un bas niveau de qualification.
Qu'en est-il des efforts de formation à consentir (VAE,
voie directe, apprentissage...) ? Avons-nous des réponses
aux besoins qui se présentent ?
-
Une interrogation importante concerne également les cadres
de direction. Cette catégorie se caractérise en
effet par le pourcentage de départs à la retraite
le plus important. De plus, nous constatons une certaine désaffection
au regard des offres d'emploi qui paraissent. Nous recevions auparavant
50 à 60 candidatures par offre. Aujourd'hui, nous ne recevons
plus que 15 à 20 candidatures. En outre, en raison de l'ouverture
des formations (CAFDES, Université), la moitié des
personnes n'ont pas de connaissance directe du secteur et de sa
culture. Quelle appréciation faut-il porter sur ce constat
?
-
Quelle est la gestion de carrière à mettre en place
pour les 55 ans et plus ? Cette question est encore plus importante
pour l'avenir. Pour les métiers de niveau III, les personnes
intègrent le secteur à 26 ou 27 ans, soit un départ
en retraite à 66 ou 67 ans. D'après une étude
portant sur 300 emplois de la sauvegarde, 3 personnes ont moins
de 25 ans
Pour les personnes de 55 ans et plus, le problème
réside dans l'accroissement très important, confirmé
par tous les organismes de prévoyance, de l'usure, des
maladies, des invalidités, des incapacités et des
décès. Le nombre de décès augmente
en effet pour les personnes qui arrivent à 5 ou 6 ans de
la retraite.
-
Avec la nouvelle loi sur la formation professionnelle, quelle
gestion anticipatrice des ressources humaines convient-il de mettre
en place pour les 45 ans qui arrivent environ à mi-chemin
de leur parcours ? Qu'en est-il de la mobilité, de la promotion,
de l'adaptation, de l'évolution ? Cette question est également
celle de l'évolution des conventions collectives. Sont
liées à ces interrogations celles qui portent sur
les outils : le développement des référentiels
métiers ; les délégations de pouvoir ; les
fiches de fonction ; les entretiens annuels ; la GPEC ; etc.
Telles
sont selon moi les questions principales auxquelles je souhaiterais
que mes collègues m'aident à répondre.
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[haut de page]
Marie
LEMOS
UNIFED
Union des fédérations et syndicats nationaux d'employeurs
sans but lucratif du secteur sanitaire, médico-social et social
La présentation
du CEP que vient de faire Monsieur MICHAUD démontre parfaitement
que la gestion prévisionnelle des emplois, des compétences
et des qualifications représente un enjeu majeur pour la branche
d'activité.
L'UNIFED,
pour sa part, s'inscrit dans une dimension fédératrice
clairement définie. L'UNIFED a été créée
en juin 1993 et représente donc une jeune branche professionnelle.
Aujourd'hui, quels sont les enjeux et objectifs de la branche ?
Le CEP
avait mis en évidence des recommandations : aider les établissements
à passer le cap difficile des dix prochaines années, intégrer
les conséquences de la loi sur la formation professionnelle tout
au long de la vie, intégrer les conséquences de la décentralisation.
Sur cette
base, en 2004, les orientations de la CPNE, se résument aux impératifs
suivants : développer la qualification et répondre aux
besoins. Pour y parvenir, la CPNE a distingué quatre défis
à relever.
Le premier
est de renforcer l'identité de la branche. L'idée forte
est qu'une meilleure structuration permettra de renforcer sa présence
sur le terrain. L'OPCA de la branche apparaît en ce sens comme
un outil de consolidation de celle-ci, en fournissant une aide à
la définition et à la mise en place des politiques de
formation professionnelle. Pour les établissements, ceci représente
en retour des bénéfices. En effet, le renforcement de
la branche pourrait permettre une meilleure connaissance des activités
professionnelles, une meilleure appréhension des emplois et des
qualifications, des enseignements sur la gestion et le management des
organisations, le renforcement des voies d'accès à la
qualification adaptée aux besoins, l'aide à la promotion
de parcours individualisés avec des nouveaux dispositifs de financement.
Le deuxième
défi à relever est celui de répondre aux besoins
de l'emploi. Monsieur MICHAUD a parfaitement présenté
la caractérisation de la branche, avec des niveaux de qualification
insuffisants et une pyramide des âges induisant un fort renouvellement
du personnel. Les objectifs de la CPNE sont d'améliorer la maîtrise
des questions de mobilité, d'établir de nouvelles passerelles
entre les qualifications, de prévoir la situation des personnels
en situation d'emploi, d'aider les établissements à mettre
en place une gestion prévisionnelle des emplois, d'attirer de
nouvelles recrues.
Le troisième
défi est de développer des systèmes de conseil
à un niveau territorial, en établissant de nouveaux types
de partenariats, par exemple avec les administrations déconcentrées,
le conseil régional, les conseils généraux, etc.
Le quatrième
défi correspond à un renforcement des liens avec les systèmes
de formation par le développement des conventions et des partenariats.
Les centres de formation ont par exemple démontré, lors
de la mise en place de l'apprentissage, une faculté certaine
d'adaptation en infléchissant leur propre parcours de formation.
Tels sont
présentés rapidement les enjeux et les objectifs de la
branche au sortir de l'analyse qui a été effectuée
après la production du CEP. Parmi les réalisations, nous
pouvons citer la mise en place d'UNIFAF au 1er janvier 2005. Je laisserai
le soin à Jean-Philippe SOURIOUS d'évoquer cette partie.
Pour ma
part, je souhaite mettre l'accent sur l'application par la branche de
la réforme sur la formation professionnelle. Un accord de branche
a été signé par UNIFED et les organisations de
salariés le 7 janvier 2005. Cet accord sera d'ailleurs examiné
le 7 juillet prochain en Commission, dans le cadre de la procédure
d'agrément.
La négociation
est intervenue au moment où la branche avait entre les mains
le CEP, ce qui a permis une mesure des besoins en qualification du secteur
social et médico-social. Cette négociation est également
intervenue au moment où la branche s'est dotée de l'outil
OPCA, qui doit lui permettre de mettre en uvre les politiques
de formation négociées par les partenaires sociaux. Le
nombre de salariés concernés s'élève à
700 000.
Parmi les
objectifs d'UNIFED dans le cadre de cet accord de branche, deux m'ont
paru particulièrement essentiels.
Le premier
est le développement de la qualification et la diversification
de ses voies d'accès. Il s'agit ainsi de se donner les moyens
d'assurer des parcours de formation de qualité, de promouvoir
l'élévation du niveau de compétences et d'éviter
tout processus de déqualification.
Le second
objectif est que pour UNIFED, l'accord doit prendre en compte les aspirations
individuelles des salariés, mais également les besoins
des associations et les évolutions technologiques. Pour promouvoir
la professionnalisation, il est important de développer l'action
d'accompagnement de la VAE, et de prendre des mesures d'adaptation nécessaire
à la réalisation des contrats de professionnalisation.
De même, pour prévenir l'usure professionnelle, l'élément
important est de favoriser la mobilité des personnels. A ce sujet,
la mise en uvre de l'entretien professionnel et du passeport de
formation, qui étaient prévus dans l'accord national interprofessionnel
de 2003, ont été repris dans l'accord de branche, cet
accord devant nous engager dans une gestion prévisionnelle et
prospective. La mise en place d'un observatoire piloté par la
CPNE a pour fin de permettre de dégager les priorités
nationales, tout en laissant un espace d'adaptation aux régions
selon les besoins observés.
Je me propose
de terminer mon intervention en évoquant deux dispositifs particuliers
et spécifiques de la branche : la VAE et l'apprentissage. En
ce qui concerne la VAE, selon le DGAS, au 31 mars 2005, il y aurait
3 579 livrets 1 déposés hors région Rhône-Alpes
et Ile-de-France. De plus, 167 candidats sont passés devant les
jurys VAE : 64 ont obtenu le DESS en totalité ; 52 candidats
l'ont obtenu partiellement ; 51 candidats n'ont eu aucune fonction validée.
Pour la région Rhône-Alpes, seuls 172 dossiers ont été
retirés. A fin mai, par rapport à une prise en charge,
55 dossiers étaient traités par UNIFAF.
L'un des
éléments ayant suscité de nombreuses interrogations
était celui de l'accompagnement du salarié, qu'il s'agisse
des modalités d'accompagnement par un prestataire extérieur
ou des éléments de tarification.
En ce qui
concerne l'apprentissage ES et ME, la loi d'accès avait été
mise en uvre à titre expérimental après la
signature de l'accord de branche en 1998, pour ensuite être pérennisée
par accord en mars 2003. La branche a pu ouvrir depuis trois ans un
CFA apprentissage en région Rhône-Alpes. Pour la rentrée
de 2005, je précise qu'il semble y avoir des candidats, mais
à ce jour, un nombre insuffisant d'établissements d'accueil.
Serait-ce à dire que les employeurs ne sont pas encore convaincus
d'un tel enjeu ? Il est possible que des questions de financement les
rendent prudents. Je souligne que l'UNIFED a fait une démarche
auprès du conseil régional et des conseils généraux
pour alerter ces instances sur la question des financements.
En conclusion,
je souhaitais simplement indiquer que la branche, équipée
du CEP 2002, par la voie de la CPNE et en s'appuyant sur son outil OPCA
UNIFAF, est aujourd'hui en mesure d'affiner sa stratégie emploi
formation.
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[haut de page]
Jean-Philippe
SOURIOUX
UNIFAF
Fonds d'Assurance Formation de la branche sanitaire, sociale et médico-sociale
à but non lucratif
Au titre
d'UNIFAF, je vais essayer de répondre à cette question
qui nous hante en tant qu'administrateurs, mais également en
tant que gestionnaires d'établissements : y a-t-il du souci
à se faire ?
A la liste
des difficultés présentée par Jean-Pierre MICHAUD,
j'ajouterais les problèmes de qualification des personnels en
place, ainsi que l'inadéquation en termes de qualification des
personnels disponibles sur le marché du travail. De plus, les
métiers évoluent et ont des contours de plus en plus flous.
Bon nombre de nos professions sont des professions réglementées
avec des référentiels élaborés voilà
très longtemps. Or nous constatons que l'usage qui en est fait
est aujourd'hui entièrement différent. La question est
donc de savoir adapter la qualification de base avec le quotidien.
La question
est également de savoir comment faire évoluer les compétences
au delà des métiers, et peut-être demain les certifier
pour capitaliser sur les évolutions entre les différents
métiers.
De même,
comme le confirme la loi de 2002, la demande des usagers évolue
fortement et impacte directement nos métiers et pratiques. Cette
complexification comprend tous les nouveaux outils de formation, à
l'instar de la VAE et de l'apprentissage qui ont été évoqués.
Nous évoquerons d'autres outils, modes d'accès, de financement
ou de réglementation des différentes professions. Il s'agit
d'une réponse, mais celle-ci demeure pour l'instant difficile
à saisir.
Le contexte
législatif et réglementaire a été évoqué
précédemment. Nous pouvons bien évidemment y ajouter
le contexte économique pour le moins difficile.
Ce sont
autant d'éléments que nous tentons d'intégrer au
niveau d'UNIFAF, par le biais de notre connaissance du terrain, grâce
à notre paritarisme et à la représentation de toutes
les fédérations professionnelles et des cinq grandes centrales
syndicales. Sous les directives de la CPNE, ceci nous permet de poser
un certain nombre d'étapes en vue de résoudre par des
actions et des réalisations cette question de la gestion prévisionnelle
des ressources humaines.
Vous connaissez
UNIFAF comme quelque peu pointilleuse sur des dossiers qui ne sont jamais
complets
Néanmoins, ces exigences nous sont imposées
par le Code du travail. Comme outil de branche, UNIFAF constitue également
une ramification régionale qui permet de développer des
chantiers auxquels le CREAI Rhône-Alpes participe parfois, à
l'instar de la réalisation sur la violence. Certaines commandes
plus formelles nous parviennent également de la CPNE et correspondent
par exemple, au niveau régional, à la déclinaison
de l'observatoire. Cet observatoire est un outil prévu par la
loi du 4 mai 2004 qui, dans notre branche professionnelle, connaît
un développement régional qui permettra une compilation
nationale.
Défini
par l'accord de branche sur la formation continue du 7 janvier 2005,
cet observatoire correspond à une veille prospective sur l'évolution
des métiers pour anticiper leur formation, leur naissance, leur
obsolescence et pour connaître les flux entrants et sortants afin
d'essayer ensuite, au niveau national, d'en tirer la substantifique
moelle. D'une certaine manière, l'observatoire souhaite favoriser
la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences
à tous les niveaux.
Dans cette
perspective, au niveau régional, avec l'aide des adhérents
et des professionnels de la région, UNIFAF conduit une étude
sur l'évolution de l'emploi et des besoins en compétences
au niveau de la région Rhône-Alpes. Ceci a pour fin de
réfléchir et de trouver des pistes d'action sur la relation
entre la formation et l'emploi, en travaillant à résoudre
les décalages entre les métiers, les compétences
et les qualifications. Vous aurez d'ailleurs la possibilité de
recevoir les premiers résultats de ce travail le 18 novembre
prochain, lors de la journée régionale des adhérents
qui se déroulera à Lyon.
L'autre
outil développé dans le cadre régional est l'action
prioritaire régionale : «Favoriser la gestion prévisionnelle
des emplois et des compétences dans les institutions sociales,
sanitaires et médico-sociales». Il s'agit d'un outil
d'appropriation, et non un outil de réflexion et d'élaboration,
au niveau de chacun des établissements afin de favoriser une
mise en place au niveau local.
En outre, après le premier niveau qu'est celui de la région,
nous trouvons celui des institutions. En ce qui concerne les projets
d'établissement en termes de GRH, nous pouvons souligner la relation
entre l'usager et la formation des travailleurs, ainsi que les nouveaux
modes de management, avec notamment les processus de décisions
décentralisées dans les entreprises. Vous connaissez les
différents outils que sont la formation initiale, la formation
continue, l'apprentissage, les contrats de professionnalisation, les
financements au titre du fonds d'intervention, les diagnostics, les
bilans de compétences. Il nous faudrait savoir articuler ces
outils pour parvenir plus efficacement à atteindre nos objectifs.
Le troisième
niveau est celui du salarié potentiel ou existant. C'est à
ce niveau que nous trouvons le bilan de compétences, la VAE,
le congé individuel de formation, ainsi que le DIF. Ces outils
permettent en partie de répondre à votre question initiale.
Il y a certainement du souci à se faire, ainsi que beaucoup de
travail à effectuer. Compte tenu du retard que nous avons tous
pris, nos institutions nationales en tête, je pense que nous devons
nous mettre au travail très rapidement. Chacun de nos adhérents
peut trouver son fonds d'assurance formation pour l'aider en ce sens.
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Richard
AUMOND
ADAPEI de l'Ain
Association Départementale des Amis et Parents de personnes
ayant un handicap mental
Permettez-moi de commencer par cette phrase de Sénèque
: « Il n'y a de vent favorable pour celui qui ne sait
où il va ». Ainsi,
pour traiter de la gestion des ressources humaines, il me semble nécessaire
avant tout de définir un cap. Ce cap est constitué du
projet d'établissement et de ses corollaires que sont le système
évaluatif et les différents indicateurs. De plus, nous
pouvons nous demander si cette gestion des ressources humaines est toujours
ce qui est mis en avant dans nos structures. Nous y répondrons
dans quelques instants.
Par ailleurs,
pour atteindre son cap, le skipper a besoin de marins, c'est-à-dire
des hommes habiles dans l'art de la navigation sur mer. Un marin n'est
pas un simple matelot. Il est nécessairement très compétent.
Il est diplômé et a fait la meilleure école, celle
des Glénans. J'ai entendu dire qu'il y avait beaucoup de matelots,
mais je ne suis pas certain qu'il y ait beaucoup de marins. J'espère
qu'il y en aura de plus en plus.
Se pose
ensuite la question de la compétence et de la préoccupation
du déroulement de carrière au sein de la GRH. Aurons-nous
suffisamment de marins venant des Glénans, à qui nous
pourrons proposer une trajectoire personnelle intéressante ?
La réussite
de la traversée se fera avec tout l'équipage. Le savoir
à plusieurs est toujours meilleur.
Ces deux
dimensions, celles de l'individuel et du collectif, sont nécessaires,
complémentaires et inséparables. Elles s'apparentent au
management. Or y a-t-il un réel management dans notre secteur,
c'est-à-dire une connaissance toute simple du management ?
Au risque
de ne pas remplir la mission qui m'a été confiée,
c'est-à-dire de ne présenter que trois points, il me semble
important de souligner deux autres éléments.
Le bateau
et son équipage s'adaptent forcément à la mer,
et non l'inverse. Il est donc vital de s'adapter en permanence à
cet environnement qui change tout le temps. Introduisons-nous dans nos
pratiques un management participatif qui permet cette adaptation permanente
?
Le cap
que nous nous sommes fixé peut-être atteint de différentes
manières. La route la plus courte n'est pas nécessairement
celle qui permettra de l'atteindre le plus vite, car tout dépend
des vents. Il y a des facteurs extérieurs. Une route plus longue
peut souvent s'avérer plus judicieuse. Ceci s'appelle tout simplement
la stratégie, c'est-à-dire l'art de coordonner des actions
et de manuvrer habilement pour atteindre le cap fixé. Y
a-t-il une réelle stratégie dans chacune de nos structures
sociales ? Savons-nous comment construire une stratégie ? Avons-nous
aussi une stratégie de rechange ?
Pour alimenter
le débat, davantage que pour conclure, je vous livre deux maximes
dans le registre de l'excellence : « Le génie,
c'est 18 heures de travail par jour » ; « Le
talent, c'est surtout de savoir le trouver chez les autres ».
Il s'agissait de deux citations de Robert HOSSEIN.
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Dominique
HALNAUT
ADAEAR
Association Départementale d'Aide à l'Enfance et à
l'Adolescence du Rhône
Mon propos sera centré sur le champ de la protection de l'enfance,
sans bien évidemment avoir l'ambition de représenter ce
secteur, mais simplement avec le regard posé sur l'association
que je dirige.
Nous constatons
aujourd'hui, au travers de notre association, une rotation importante
de nos personnels. Ce turn-over est quasiment incessant, surtout pour
les établissements qui fonctionnent en internat.
De plus,
nous assistons également à une dévalorisation de
ce secteur, y compris par certains organismes de formation et par bon
nombre d'intervenants de ces organismes.
Par ailleurs,
nous constatons l'usure des professionnels face à des populations
qui sont gravement déstructurées, et souvent complexes
et violentes.
Plus curieusement,
nous remarquons la jeunesse du personnel éducatif. Au 31 décembre
2004, nous avons ainsi noté qu'au sein de notre association,
65% des personnels éducatifs ont moins de 35 ans. Vous me répondrez
sûrement que ces résultats sont gages de réactivité
et de progression des structures dans une dynamique de projets. Néanmoins,
il convient de souligner que ces personnels nous rejoignent bien souvent
par défaut, après ne pas avoir réussi à
trouver un poste dans des structures à charge émotionnelle
moins forte et à contraintes quotidiennes moins lourdes. Ce constat
pose donc la question d'une véritable pérennité
de ce personnel.
Quelle
stratégie en matière de ressources humaines convient-il
de mettre en uvre face à ce constat pour fidéliser
les personnels, lutter contre l'usure et la charge mentale forte, améliorer
les compétences et valoriser les pratiques professionnelles ?
A ce jour,
nous ne sommes pas très compétents dans la gestion des
parcours professionnels individuels, et nous laissons trop souvent les
salariés se débrouiller sur ce même parcours. Ces
personnels sont pourtant soumis à des charges fortes. De plus,
objectivement, le rapport au travail s'est modifié et l'engagement
par vocation n'a plus véritablement d'écho aujourd'hui.
Nous restons donc extrêmement empiriques en matière de
GRH.
Si nous
sommes impliqués et opérants en ce qui concerne le cur
de notre métier, nous laissons en revanche souvent à la
traîne les fonctions support. Il est donc absolument nécessaire
que nous parvenions à professionnaliser ces fonctions support
et à travailler la question du lien du côté du salarié,
et non uniquement du côté de l'usager. Nous devons également
consentir des efforts en termes de communication.
Notre fonction
d'accueil est essentielle, et il est de notre responsabilité
d'employeur de nous engager auprès de chaque professionnel sur
la question de son parcours professionnel et individuel. L'entretien
annuel est un élément important, mais il ne permet pas
de répondre à toutes les questions. Il est nécessaire
d'y adjoindre ce que nous avons cité précédemment,
c'est-à-dire les bilans de compétences, la formation continue,
etc.
Par ailleurs,
en ce qui concerne la question de la fidélisation qui nous occupe
depuis plusieurs années, il convient de la rapprocher de celle
du vivre ensemble et de la gestion de la relation. Il faut oser accompagner
les salariés, y compris pour qu'ils puissent partir ailleurs,
en dehors de la fuite et de l'échec. Ceci est une partie de la
promotion de la personne. Il est donc nécessaire de vitaliser
nos structures du côté du lien et agir auprès des
salariés lors de leurs premières années de fonction.
Nous souffrons
également d'une forme de précarisation de l'emploi, puisque
le recours aux CDD dans nos établissements est extrêmement
important. Nous devons en effet faire face aux absences répétitives,
à l'absentéisme pour maladie, aux départs en formations,
etc. Ceci représente une réelle difficulté pour
stabiliser un travail d'équipe et pour maintenir une qualité
de prestation auprès des usagers. Ce recours permanent aux CDD
impacte l'équilibre des établissements, des équipes
et des projets. Nous devons donc être autant attentifs à
l'accompagnement de ces CDD qu'à celui du personnel permanent.
En matière
d'encadrement se pose de manière assez cruciale la question de
l'appui que nous pouvons proposer aux cadres. Nous avons l'habitude
de proposer des réponses collectives à des problématiques
posées par les équipes de cadres, et nous sommes très
hésitants face à une orientation vers un appui plus individuel.
Ce n'est pas dans notre culture ni dans nos méthodes de management.
Je laisse donc ouverte la question suivante : faut-il commencer à
penser à l'appui individuel pour les cadres, comme les méthodes
de coaching ?
Au regard
de ces quelques pistes non exhaustives, il apparaît qu'il y a
énormément de travail à conduire en vue de la construction
d'une véritable politique de ressources humaines au sein de nos
établissements. Il ne s'agit pas nécessairement d'aller
chercher ailleurs des outils ou techniques particuliers, mais bien de
faire en interne un état des lieux pour déterminer la
culture de nos organisations et mettre en place une politique spécifique
de management.
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[haut de page]
Gérard
HUE
Union Régionale CFDT Rhône-Alpes des Syndicats Santé
Sociaux
[ Texte lu par Sylvie MARECHAL pour Gérard HUE qui ne pouvait
être présent à ce débat ]
« Il
peut y avoir du souci à se faire quant à la gestion prévisionnelle
des ressources humaines. L'attractivité est insuffisante pour
contrer les effets de la pyramides des âges, tout comme les contrats
d'entrée en formation insuffisants.
Au delà
de ces constats qu'il faudrait affiner, le souci majeur est le financement
du secteur dont tous nous savons son insuffisance, majorée par
l'effet pervers du décret budgétaire, décompte
en nombre total de points et non plus issu d'un organigramme joint auparavant
lors de l'opération budgétaire.
Quand
nous savons que les trois-quarts des budgets de fonctionnement se résument
à la masse salariale, nous craignons que les salaires, et donc
les qualifications, soient les variables d'ajustement pour que les budgets
passent. On imagine alors très vite ce que pourra être
la gestion des ressources humaines.
Face
à ce souci, risque majeur hypothéquant par ailleurs gravement
la prise en charge des usagers, la CFDT souligne l'intérêt
de la mise en place de la loi pour la formation tout au long de la vie,
déclinée dans le récent accord de branche pour
lequel nous sollicitons autant d'accords d'entreprise, ainsi qu'un des
articles de la loi de cohésion sociale qui étend le champ
de la négociation obligatoire dans les entreprises et au niveau
des branches à la gestion prévisionnelle des effectifs
et des compétences afin d'inciter les entreprises à traiter
en amont les évolutions d'emplois.
Enfin,
des soucis éventuels liés à des financements réduits,
nous passons à des atouts pour une gestion des emplois et des
compétences reposant sur le paritarisme fondé sur des
relations sociales rénovées.
Souhaitons
alors que les partenaires sociaux puissent ensemble argumenter la nécessité
d'emplois qualifiés et ce, du local au national »
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[haut
de page]
Débat
- la
professionnalisation par l'apprentissage
- la qualification
- l'accessibilité de la formation des
cadres
- la GPEC négociée
- définir une politique avant d'aborder
la question des outils
- les
cadres de direction
- remerciements
La professionnalisation par l'apprentissage
[retour]
La GPEC négociée
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Je
suis d'accord avec Monsieur HUE pour souligner le caractère
favorable de la loi qui impose aux entreprises une négociation
sur la GPEC. A ce titre, j'interpelle le CREAI : envisage-t-il d'accompagner
les associations petites ou moyennes sur cette réflexion ?
Nous nous retrouvons tous sur les propos qui ont été
tenus, mais il est important que le CREAI nous accompagne. Sans doute
serait-il utile de nous inspirer de ce qui se fait ailleurs, notamment
en termes d'outils.
[Catherine
BLOCH, Prado Rhône-Alpes]
- Je
souhaite également réagir sur la déclaration de
Monsieur HUE. Nous sommes d'accord sur les difficultés qu'il
soulève. En revanche, un problème se pose concernant les
accords d'entreprise qu'il réclame sur la formation puisque,
à ce jour, nous n'avons aucune visibilité. De plus, les
organisations syndicales, notamment la CFDT, annoncent bien un désaccord
sur une application de la loi dans le sens du gré à gré
entre le salarié et l'employeur. J'interpelle donc le CREAI et
l'URIOPSS sur cette question. Nous sommes complètement désarmés
vis-à-vis de ces mises en application des accords d'entreprise.
Nous risquons de nous enfermer dans des accords d'entreprise que nous
n'aurons pas travaillés conjointement. Je suis pour cette raison
sceptique sur ces accords puisque nous sommes pour l'instant en parfaite
division.
[François
PRUVOST, ARIMC Rhône-Alpes]
Définir une politique avant d'aborder
la question des outils
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Très
intéressée par le propos de Monsieur AUMOND, je pense
en effet qu'il est nécessaire de définir un cap. La
définition d'une politique de gestion des ressources humaines
est absolument essentielle avant d'aborder la question des outils.
Contrairement à des propos souvent généralistes
sur ces questions, je pense qu'il faut oser être spécifique
par rapport à la technicité de la gestion des ressources
humaines. Nous devons pouvoir aborder tous les domaines et étudier
les questions en termes de procédures et de processus. Il faut
ainsi parler de la «sélection», la «formation»,
du «recrutement», du «suivi des salariés»,
de la «gestion des compétences», de la «communication»,
etc. Ces sujets doivent être regardés indépendamment
et articulés. [Véronique
DARNAL, ADSEA]
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Je
pense qu'il y a un réel problème de diagnostic dans
ce domaine. Il est important de se faire du souci, mais il faut ensuite
réagir. J'entends depuis dix ans que, dans dix ans, nous serons
dos au mur. Nous y sommes et il nous faut travailler
[Véronique
DARNAL, ADSEA]
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L'objectif
de notre débat est bien d'engager une forme de travail concerté
pour la suite. L'idée est donc de développer ces thèmes
dans le cadre d'une journée d'étude éventuelle,
mais aussi de lancer un groupe de travail durable sur ces questions.
Nous percevons parfaitement le caractère pleinement central
de la question du management dans les différentes démarches
à mettre en uvre, et ceci mérite que nous y réfléchissions
au delà de ce débat. Ce dernier n'avait pour fin que
de recueillir des thèmes convergents de préoccupation,
de manière à pouvoir ensuite engager un travail de fond.
[Claude VOLKMAR, CREAI Rhône-Alpes]
Les cadres de direction
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Je
pense qu'il faut disposer de réelles compétences en
ce domaine. Lorsque nous interrogeons des managers ou des dirigeants
d'établissement, ils affirment que la fonction des ressources
humaines représente l'essentiel de leur temps, mais ils ont
du mal à définir ce qui leur prend tant de temps, même
s'ils parviennent dans un second temps à être plus précis
en déclinant chacun des axes de cette fonction. [Véronique
DARNAL, ADSEA]
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Si
nous faisons le point dans le secteur, même dans les associations
relativement importantes, combien de personnes et quels moyens avons-nous
en ressources humaines ? Ce n'est pas le directeur général
ou le directeur de l'établissement qui parfois dans les structures,
il y a encore cinq ou six ans, étaient seuls pour soixante
salariés. Le CEP énonçait
qu'en dix ans, la multiplication des cadres intermédiaires,
en particulier chez les enfants et les adultes handicapés,
serait de deux. Cela montre d'où nous venons. Autant
on peut être un manager, et en effet on peut donner des orientations,
autant un minimum de personnel est nécessaire, personnel qui
s'est rôdé à ça , donc qui a appris, qui
s'est formé... [Jean-Pierre
MICHAUD, UNASEA]
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Pourquoi
n'y a-t-il plus de cadres, ou de moins en moins ? Quand vous discutez
véritablement avec les salariés (et en même temps
on a beaucoup progressé dans les formations de cadres intermédiaires),
ils disent : «Mais vous êtes fou !
Vous ne pensez
pas qu'avec l'importance des responsabilités actuelles pour
un directeur d'établissement, pour le temps de travail qu'il
passe, pour le salaire qu'il perçoit et pour l'image globale
qu'on en a, que l'on va faire ça ?».
Dans l'association, il y a des gens qui ont de la «bouteille»
et, si on les sollicite, nous répondent : «Ça
ne nous intéresse pas !
».
On rejoint d'ailleurs quelque chose de plus général
au niveau de la société, avec des jeunes diplômés,
entre 25 et 30 ans, qui ont des postes de cadres et disent : «on
ne veut pas se faire reprendre comme nos parents qui se sont consacrés
pour une entreprise et qui, dans les années 80/85, ont été
virés comme les autres».
Il y a aussi une culture du temps personnel. Nous améliorons
certainement la formation des gens qui se lancent dans la fonction
de cadre, mais nous aurons des problèmes de recrutement. Je
ne sais plus ce qu'il en est de la motivation et de la compensation
à tenir une place qui n'est pas simple.
[Jean-Pierre
MICHAUD, UNASEA]
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Remerciements
Jean-Pierre CLAVERANNE
Je vous
remercie, ainsi que les intervenants de cette table ronde, pour votre
présence aujourd'hui.
Je vous invite à réfléchir aux deux aspects de
la pyramide. Je suis en effet très surpris par la frilosité
du secteur vis-à-vis des jeunes embauchés. Lorsque ce
secteur, à l'instar des entreprises, évoque le manque
d'expérience, il conviendrait de m'expliquer les raisons pour
laquelle la France est en retard, puisque jusqu'à moins de 30
ans, les personnes ne trouvent pas d'emploi. Nous avons 20% de chômage
Il est certes nécessaire de penser à la promotion, mais
il ne faut pas oublier que notre productivité est très
forte entre 30 et 50 ans, qu'elle s'effrite au delà de 50 ans
et qu'elle est nulle en dessous de 30 ans. Si nous ne voulons pas réfléchir
à ceci, je pense que nous nous exposons à de graves déconvenues.
Le Bureau du CREAI va se saisir de cette question.
Je
vous invite également à vous en saisir avec la problématique
de l'Europe. Nous pourrions en effet réfléchir à
nous aligner, tout en conservant nos spécificités françaises,
sur un système qui pourrait être européen.
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